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Comment commencer? Par le milieu? La fin? Le début? Le début du début?

J’ai trouvé!

Cette année avec l’aide de la subvention d’emploi Québec Jeunes Volontaires j’ai écrit un spectacle racontant l’histoire de ma grand-mère française Renée Lacour lors du débarquement en Normandie le 6 juin 1944. À cette époque, elle avait 17 ans et s’occupait de jeunes orphelines au Clos St-Joseph dans le village de St-Andre-sur-Ornes.

L’idée de ce spectacle m’est venue lors d’un stage de théâtre de neuf mois à Minsk en Biélorussie. Au dernier trimestre, un de nos professeur nous a demandé de créer une étude libre qui pourrait être la prémisse d’un futur spectacle. 

Durant l’année que j’ai passé à l’extérieur du Québec, ma grand-mère avait la santé fragile et elle est allée plusieurs fois à l’hôpital. J’étais torturée par l’idée de la voir partir sans être à ses côtés. Je réalisais alors que j’en connaissais très peu sur elle, sur sa vie. J’ai donc décidé de parler d’elle dans mon étude. Je voulais transmettre l’expérience de cette jeune femme de 18 ans qui avait vécu la 2ème guerre mondiale, qui avait marié un soldat canadien et était venue s’établir au Canada, un pays qui lui était complètement étranger.

Quand j’ai débuté ce projet, mon but était d’écrire un spectacle théâtral se mêlant au chant lyrique, d’en être l’interprète principale et d’en être la compositrice. Le projet était ambitieux! 

J’avais fait du théâtre et de l’opéra mais je n’avais aucune expérience en écriture dramatique.

Il me fallait trouver quelqu’un de solide pour me guider. J’ai trouvé ma collaboratrice, l’autrice Maryse Pelletier,  par l’entremise de ma mère qui avait suivi des cours d’écriture avec celle-ci il y a plusieurs années à Longueuil.

Ce fut une année de recherches, d’apprentissage des codes de l’écriture dramatique, à pratiquer la constance, la patience nécessaire pour bâtir une oeuvre. Apprendre la sagesse de la tortue!

Puis, au moment où nous avons finalement terminé l’écriture du spectacle, le Covid-19 est arrivée. Ma mamie a été emportée par la COVID au mois de mai, le lendemain de mes 30 ans, emportant avec elle des chansons de son enfance que je lui avais enregistrées.

L’importance de ce spectacle est devenu criant. Transmettre son histoire, c’est transmettre la mémoire d’une génération qui disparaît. C’est donner la parole à cette femme, à ces civils qui ont gardé sous silence leur expérience douloureuse de la guerre.

Après plusieurs semaines à attendre des nouvelles du gouvernement concernant les mesures de redémarrage dans le milieu des arts, j’ai finalement pris la décision d’adapter le spectacle en format balado.

Nous voilà donc parties pour une autre aventure. De nouveaux défis, de nouveaux apprentissages. J’ai bien hâte de vous donner plus de détails sur ce magnifique projet et de vous présenter l’équipe qui m’épaulera au cour des prochains mois!

Sur ce parlez en à vos amis-es et suivez les nouvelles de ce balado lyrique!

Bénédicte Berubé

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